Contrôle technique » Ancêtre
La loi belge prévoit un contrôle technique pour les « ancêtres » (oldtimers). Mais l’intervalle de passage n’est pas le même dans les trois régions du pays. Le point.
Depuis 2018, les ancêtres sont soumis au contrôle technique périodique. L’intervalle du passage varie selon la Région du pays et l’âge du véhicule.
Pour être considéré comme « ancêtre », un véhicule doit être immatriculé en plaque « O ».
Depuis le 1er janvier 2023, cette plaque « O » n’est accessible qu’aux véhicules ayant atteint l’âge de 30 ans (25 ans auparavant) au 1er jour du mois de la première immatriculation.
Toutefois, un véhicule mis en circulation depuis plus de 25 ans mais moins de 30 ans et qui a déjà été immatriculé sous plaque « O » peut rester immatriculé ou être réimmatriculé sous cette plaque « O », à condition qu’il reste immatriculé ou soit réimmatriculé au nom du même titulaire.

En Wallonie, il existe 4 situations possibles, en fonction de l’âge du véhicule immatriculé en plaque « O »:
1. Les véhicules qui ont entre 25 et 30 ans sont soumis à un contrôle périodique annuel.
2. Les véhicules âgés entre 30 et 50 ans sont soumis à un contrôle périodique tous les 2 ans.
3. Les véhicules âgés entre 30 et 50 ans présentant un « intérêt historique » ne sont pas soumis à un contrôle technique périodique.
Un véhicule présentant un intérêt historique est un véhicule de plus de 30 ans, préservé sur le plan historique, maintenu dans son état d’origine (aucune modification essentielle aux caractéristiques techniques de ses composants principaux) et dont le type n’est plus produit. Il faut faire une demande et ouvrir un dossier pour obtenir le certificat d’« intérêt historique ».
4. Les véhicules âgés de plus de 50 ans ne sont pas soumis à un contrôle technique périodique.
1. Les véhicules âgés entre 25 et moins de 30 ans sont soumis à un contrôle périodique annuel.
2. Les véhicules âgés entre 30 et 50 ans sont soumis à un contrôle périodique tous les 2 ans.
3. Les véhicules âgés de plus de 50 ans sont soumis à un contrôle périodique tous les 5 ans.
À noter qu’à Bruxelles et en Flandre, le statut d’« intérêt historique » n’existe pas.
Dans les trois régions du pays, les tracteurs agricoles et forestiers lents, les véhicules lents et véhicules à chenilles immatriculés en plaque « O » sont exemptés de contrôle technique périodique.
Et, comme indiqué plus haut, en Wallonie (mais pas dans les autres régions) les véhicules en plaque « O » de plus de 50 ans sont exemptés de contrôle périodique, de même que ceux âgés de 30 à 50 ans présentant un « intérêt historique ».
Le contrôle technique ancêtre porte sur l’ensemble des organes du véhicule. Mais le véhicule est contrôlé selon les normes techniques qui étaient d’application lors de sa première immatriculation (l’inspection est donc souvent moins stricte que pour le contrôle d’un véhicule moderne).
Les éléments vérifiés sont :
Les défaillances constatées sur les véhicules seront classées en 3 catégories (mineures, majeures et critiques) et conduiront du simple avertissement à l’interdiction de circulation.

Les véhicules anciens qui ne sont pas équipés de plaques « O » mais de plaques « normales » sont soumis à un contrôle technique annuel ordinaire, quel que soit leur âge.
Le certificat de contrôle technique est un document valable dans toute la Belgique et vous pouvez faire vérifier votre véhicule dans une autre région que celle où vous résidez.
Pour un résident flamand possesseur d’une voiture de plus de 50 ans, cela semblerait intéressant de passer le contrôle en Wallonie, afin d’être exempté du contrôle périodique imposé en Flandre. Idem si le véhicule est âgé entre 30 et 50 ans et qu’il présente un « intérêt historique ».
Serge Istas, public Affair chez Traxio et administrateur à la BEHVA, nous précise qu’en cas de contrôle routier « c’est normalement le lieu de résidence du propriétaire du véhicule qui compte. Un résident flamand ne pourrait donc théoriquement pas profiter de l’exemption wallonne du contrôle périodique pour les véhicules d’intérêt historique ou de plus de 50 ans ». Il risque une amende et un recours de l’assurance en cas d’accident.