Les véhicules électriques s’usent plus vite !

L’organisme allemand de renom, TÜV, spécialisé dans le contrôle technique et l’homologation, a récemment publié un rapport intéressant concernant l’usure des véhicules électriques. Lors de leur passage au contrôle technique, il a en effet été constaté que, la masse des batteries ayant un impact sur la durabilité de certains composants mécaniques, les véhicules électriques s’usent plus vite. Explications.

Contrôle technique : les véhicules électriques s’usent plus vite !

Plusieurs défauts fréquents lors du contrôle technique des véhicules électriques en raison du poids des batteries

Les avantages des voitures électriques sont fréquemment mis en avant en affirmant notamment qu’elles nécessitent moins d’entretien et ont une plus longue durée de vie. Bien que cela soit partiellement vrai, une analyse plus approfondie à la lumière de l’expérience accumulée sur les marchés automobiles au cours des dernières années révèle qu’elles sont toutefois soumises à d’autres contraintes. Le rapport établi par le TÜV s’est concentré sur quatre modèles de voitures électriques populaires : la BMW i3, la Nissan Leaf (ZE1), la Renault Zoe et la Tesla Model 3. Les experts ont identifié des problèmes particulièrement fréquents au niveau des freins et du châssis, largement attribuables à la surcharge causée par les batteries par rapport aux modèles thermiques de taille similaire.

Pourquoi les véhicules électriques s’usent-ils plus vite ?

Des freins mis à rude épreuve

En raison de leurs batteries, les véhicules électriques présentent une structure plus lourde que leurs homologues à moteur à combustion. Cette surcharge exerce une pression particulièrement élevée sur les suspensions, les essieux et les freins, les soumettant à des contraintes plus sévères que la normale (par rapport à tous les types de moteurs). En outre, et de façon assez paradoxale, le fait de moins solliciter les freins conventionnels peut entraîner leur usure prématurée. Lorsque l’on utilise la fonction de récupération de l’énergie de freinage (en relâchant l’accélérateur et en ressentant la décélération automatique, parfois jusqu’à l’arrêt complet), les freins « physiques » (plaquettes et disques) sont mis en veille, ce qui peut provoquer, en fonction du style de conduite, un phénomène de « dégradation des plaquettes de frein », c’est-à-dire une diminution de leur coefficient de friction. Le TÜV recommande donc aux propriétaires de véhicules électriques d’utiliser régulièrement la pédale de frein pour restaurer la surface de frottement des plaquettes.

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Des points de fatigue prématurés

En ce qui concerne la Renault Zoe, elle se trouve dans la moyenne de sa catégorie en termes de taux d’échec lors du contrôle technique, quel que soit le type de moteur. Les signes de fatigue prématurée se manifestent principalement au niveau des bras de suspension et des barres d’accouplement. De plus, le fonctionnement de la pédale de frein de cette voiture électrique française suscite également fréquemment des critiques.

La Nissan Leaf, dont la deuxième génération est sortie en 2018, s’en sort un peu mieux que la moyenne, mais des problèmes persistants liés aux feux de croisement et aux disques de frein sont signalés de manière récurrente. Cette situation est encore plus prononcée pour la BMW i3, un modèle dont la production a été interrompue et dont le lancement remonte à 2012.

Enfin, la Tesla Model 3 est la moins performante du groupe, avec un taux d’échec de 8,9% lors du premier contrôle technique. Outre les problèmes d’éclairage, tels que des défauts au niveau des feux de croisement et des phares antibrouillard, les disques de frein de la Model 3 présentent également plus de défauts que la moyenne de tous les véhicules examinés. Il en va de même pour la suspension. En général, une conduite dynamique, caractérisée par de fréquentes accélérations, accélère l’usure de ces composants soumis à des contraintes importantes.

En résumé, le poids et les performances excessives (en particulier chez Tesla) demeurent les principaux problèmes des voitures en général, et des véhicules électriques en particulier. Bien que ces problèmes ne soient pas catastrophiques, ils nécessitent des réparations ou des ajustements qui peuvent sembler intervenir plus tôt que prévu, entraînant ainsi des dépenses supplémentaires.

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